Conservateurs

COSMETIQUES et CONSERVATEURS

 

Laisseriez- vous plusieurs jours du lait sur la fenêtre ou de la mayonnaise entamée sur la table ?

Chacun sait que les produits alimentaires se dégradent rapidement et que les bactéries et autres

germes peuvent s’y développer. Ces précautions élémentaires bien connues s’appliquent aussi aux

cosmétiques, qui contiennent également eau, graisses, protéines, sucres, vitamines et autres

nutriments.

Pourquoi conserver ?

 Les bactéries, levures et moisissures qui peuvent se développer peuvent détériorer le produit, avec

l’apparition de mauvaises odeurs, d’acidité, de produits de décomposition préjudiciables à l’efficacité

du produit et bien entendu à la santé.

Comment conserver ?

 Les germes ayant comme nous besoin d’eau pour vivre, la plupart des produits sans eau ou pauvres

en eau, solides (poudres, bâtons) ne nécessitent pas de conservateurs. Ceux avec de l’alcool comme

actif (toniques), pasteurisés (ampoules) ou essentiellement à base d’huile non plus. Tous les autres

produits nécessitent l’ajout d’un conservateur. Car quelle marque peut se permettre de dire: «ouvrez

mon pot, mettez-le au frigo et jetez-le dans 15 jours» ?

Qu’est-ce qu’un conservateur ?

 Un conservateur est un ingrédient qui va tuer les bactéries et autres germes (il est alors dit

bactéricide) ou en stabiliser le développement (alors dit bactériostatique).De nombreuses substances

ont cette propriété, mais toutes n’ont pas été classées par la législation dans la catégorie des

«conservateurs». Certaines peuvent être classées parmi les émulsifiants, les acidifiants, etc. Il y a une

cinquantaine de «conservateurs» au sens strict du terme autorisés par la législation européenne.

Nombre d’entre eux ont de strictes restrictions de dose ou des emplois limités à certains produits en

raison de leur forte activité. La nocivité de certains d’entre eux est reconnue et leur emploi est refusé

par les labels de cosmétique naturelle.

Les fausses bonnes idées :

 Afin de pouvoir afficher «sans conservateurs», certaines marques emploient des substances de

conservation non classées comme «conservateur». Mais dès lors qu’elles sont capables de tuer les

germes, elles peuvent être au moins aussi agressives pour la peau et nuire au confort.

On peut ainsi acidifier le produit, ce qui est nocif pour les bactéries. Mais l’acidité n’empêche pas la

croissance des levures et moisissures (les yaourts, la choucroute… sont des produits obtenus à partir

de champignons/moisissures). De plus, cette acidité est nuisible à la peau et est préjudiciable au

confort.

Certaines marques surdosent leurs crèmes en alcool, ce qui est également préjudiciable au confort

des produits et à la peau (dessèchement excessif).

Certaines huiles essentielles, qui seront classées comme «actifs», sont également bactéricides, mais

les doses utilisées sont loin d’être inoffensives et souvent mal supportées par de nombreuses

personnes.

Quels conservateurs choisir?

 Tous les produits ne nécessitent pas de conservateurs : toniques légèrement alcooliques, produits

huileux, maquillage solide, émulsions à très faible teneur en eau, ect…quand cela est indispensable et

qu’aucune solution n’a été trouvée, le choix de deux familles de conservateurs nature-identiques sont

parfaitement sûrs, les parabens et le phénoxyéthanol.

Les parabens, conservateurs nature-identiques

 Ils font partis des conservateurs les plus efficaces et les plus sûrs. Contrairement à ce qui est

régulièrement affirmé, ce sont des composés extrêmement courants dans la nature. On les trouve

communément dans des fruits et légumes, comme l’orge, la fraise, le cassis, la pêche, la carotte,

l’oignon, les haricots blancs, la vanille,…et aussi dans les aliments préparés à base de plantes,

comme les jus de raisins et d’autres fruits, les extraits de levure, le vinaigre de vin et également les

fromages. On les trouve naturellement dans le corps humain (précurseur du Coenzyme Q10) et plus

particulièrement dans celui de la femme.

Les parabens ne sont-ils pas cancérigènes ?

 Aucune étude reconnue n’a pu mettre à ce jour un lien entre cancer et parabens. On a parlé d’une

étude qui montrerait un lien entre les parabens des déodorants et le cancer du sein ? Déformation par

les médias/ Ce n’est pas du tout ce que dit cette étude (faite sur 20 personnes et fort critiquée

d’ailleurs) ! Surtout qu’une autre, faite elle sur 1500 personnes («Antiperspirant Use and the Risk of

Breast Cancer», journal of the National Cancer Institute, n°94,2002.) a conclu que l’emploi des

déodorants n’augmentait pas le risque de tumeur du sein.

Après administration par voie orale, les parabens sont rapidement absorbés par le tractus gastrointestinal.

Ils sont transformés en PABA (appelé aussi vitamine B10), puis excrétés par l’urine. Les

parabens ne s’accumulent pas dans le corps et en usage externe, ils sont volatiles (se dégradent

rapidement dans l’air au contact de la peau). Tous les tests pratiqués pour vérifier un éventuel pouvoir

cancinogène (qui provoque les cancers), mutagène (qui provoque l’apparition de mutation, càd une

modification brusque de l’hérédité) ou tératogène ( qui provoque des malformations chez l’embryon)

ont été négatifs.

Le seul point à mettre au «passif» des parabens est un très léger pouvoir allergène : une récente

étude a montré ainsi que 0.1% à 0.5% de la population allemande était allergique aux parabens, ce

qui est infime. Bien plus de personnes sont allergiques aux agrumes, aux oeufs, aux crustacés, ect…

qui ne sont pas interdits pour autant bien sûr !

Informations tirées du dossier d’Anne Marie BOERLIND allemande et pionnière des cosmétiques

naturelles certifiées «neuform».

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